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dimanche 7 septembre 2014

Empoignade au Conseil général en 1931

L'ambiance était quelque peu tendue au Conseil général des Pyrénées-Orientales en ce 29 avril 1931, ainsi que nous le raconte L'Ouest-Éclair (Éd. de Nantes) dans son édition du 30 avril.


Un violent incident au Conseil général des Pyrénées-Orientales
 
Perpignan, 29 avril. - Un violent incident s'est produit au Conseil général des Pyrénées-Orientales, entre M. Victor Dalbiez, sénateur-maire de Perpignan, ancien ministre, et M. Jean Payra, député S.F.I.O.

En séance, MM. Dalbiez et Payra se prirent de querelle et, après s'être injuriés copieusement, allaient se livrer à des voies de fait, quand on les sépara.

Victor Dalbiez en 1914

Jean Payra en 1929

Source : Gallica (cf. lien)
Photos :
* Titre : Fabricio Cardenas (CC-BY-SA)
* Victor Dalbiez et Jean Payra : Agence Meurisse (Domaine public)

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mercredi 27 août 2014

Rixes en Ribéral en 1892

Vieux papiers des Pyrénées-Orientales
Beaucoup d'appelés et peu d'élus
La politique semble avoir été un sujet sensible lors des élections à Saint-Féliu-d'Amont et à Saint-Féliu-d'Avall, ainsi qu'en témoigne une dépêche publiée dans le quotidien Gil Blas (Paris) du 26 août 1892.

Perpignan, 24 août .- Un orage très violent s'est abattu aujourd'hui sur le département. La pluie tombe à torrent. A Rivesaltes, la foudre a détérioré une maison.

- Des rixes sanglantes ont lieu presque journellement dans diverses communes du canton de Millas. A Saint-Féliu-d'Avail, un homme a été assommé ; à Saint-Féliu-d'Amont, la femme du maire a été violemment frappée.
Des coups ont été échangés entre divers groupes de jeunes gens.
Ces rixes sont provoquées par des haines politiques résultat de la dernière campagne électorale, qui a été très violente.

Source : Gil Blas du 26 août 1892 [domaine public] via Gallica (cf. lien)
Illustration : Caricature anonyme, Gosselin Éditeur (Paris), 1848 [domaine public], via Gallica



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jeudi 21 août 2014

Un gendarme perd un œil à Cerbère en 1905

La famille de l'agresseur est-elle responsable des dommages causés aux victimes ?

Que vaut l'œil d'un gendarme ? Ayant été blessé lors d'une violente interpellation à Cerbère, un gendarme se retourne contre la famille de l'agresseur et obtient satisfaction. Cela semble être une première en France, d'après ce que nous en dit Le Radical (Paris) du  21 mai 1907. Les faits se sont produits en décembre 1905, le verdict concernant la plainte du gendarme tombe presque un an et demi plus tard.

Vieux papiers des Pyrénées-Orientales
Gendarmes procédant à une arrestation (1er mai 1911)

L'œil d'un gendarme

Le tribunal civil de Perpignan vient de rendre un jugement appelé à avoir un certain retentissement, qui consacre le droit qu'ont les agents de la force publique blessés en service commandé de se porter partie civile contre les auteurs des sévices dont ils ont souffert, ou contre les héritiers de ces auteurs.
Un sieur Rous, de Cerbère, pris d'un accès de folie furieuse, se barricadait le 13 décembre 1905 dans sa maison. Une femme fut tuée par le forcené d'un coup de fusil ; une autre fut blessée. Enfin les gendarmes de la brigade de Thuir mirent le fou hors d'état de nuire, mais la chose ne se fit pas sans danger : un gendarme fut atteint à l'œil par un nouveau coup de feu tiré par Rous. Le gendarme dut être mis à la retraite comme impropre au service actif et le ministère de la guerre liquida à la somme de 850 francs pour perte de l'usage d'un œil en service commandé sa pension de retraite. Mais le gendarme retraité estima que la famille Rous était civilement responsable du préjudice que lui causait et la perte d'un œil et sa mise à la retraite anticipée. Il lui a donc demandé une indemnité. Sa demande soutenue par Me Verges a été favorablement accueillie par le tribunal, qui a condamné la famille Rous à 5,000 francs de dommages-intérêts envers le gendarme.

Source : Le Radical (Paris) du 21 mai 1907 [domaine public], via Gallica (cf. lien)
Photo : Gendarmes procédant à une arrestation aux Tuileries (Paris) lors des manifestations du 1er mai 1911. Auteur : Agence Rol [domaine public], via Gallica.



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jeudi 3 juillet 2014

Folie furieuse à l'église de Maureillas en 1907

C'est un étrange fait divers qui paraît dans le quotidien Gil Blas du 23 avril 1907. Un incident a lieu à Maureillas, commune située à l'est de Céret, impliquant un curé. De manière assez surprenante, cet épisode est remonté jusque dans la presse nationale.

Vieux papiers des Pyrénées-Orientales
L'église Saint-Etienne de Maureillas

Perpignan, 22 avril .- A Maureillas, arrondissement de Céret, un individu, dans un accès de folie furieuse, a pénétré, armé d'une fourche, dans l'église, au moment où on célébrait la grand'messe.
Une panique s'est produite. Le dément a blessé, à coup de fourche, le curé qui officiait. On n'a pu qu'à grand'peine se rendre maîtres du dément.

Le forcené en voulait-il personnellement au curé ? La profession semble comporter des risques indéniables, en tout cas. Pour rappel : l'accident survenu au curé de Théza en 1900.


Source : Gil Blas du 23 avril 1907 [domaine public] (via Gallica)
Photo : Fabricio Cardenas [CC-BY-SA]



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