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lundi 16 février 2015

Un gendarme distingué à Sahorre en 1883

Le Moniteur de la gendarmerie du 5 août 1883 nous donne comme chaque semaine en son temps la liste des gendarmes médaillés ou cités pour des raisons diverses. Parmi ceux-ci on trouve à cette date un gendarme de Sahorre, en Conflent, distingué pour sa rigueur morale. Sahorre est à l'époque au maximum de sa population avec 826 habitants recensés en 1881 (pour 364 en 2012). Il n'y a plus de brigade de gendarmerie de nos jours à Sahorre, la plus proche étant à Vernet-les-Bains.

Citations
16e Légion bis

Cortie, gendarme à Sahorre (Pyrénées-Orientales). Le 13 octobre, mis à l'ordre de la Légion pour avoir, le 4 octobre 1881, à Sahorre, fait acte de probité en remettant à son chef de brigade un porte-monnaie contenant la somme du [sic] 70 fr. 40 cent. qu'il venait de trouver, sans témoins, et avoir refusé la récompense que lui offrait le propriétaire de l'argent.

Note : Pour avoir une idée de la somme importante contenue dans ce porte-monnaie et à titre de comparaison, un facteur à pied gagne en 1890 un salaire annuel de 600 francs. On peut donc supposer que cette somme équivalait grosso modo à plus d'un mois de salaire pour ce valeureux militaire.

Source : Gallica (cf. lien)
Photo : Fabricio Cardenas (CC-BY-SA)


Pour rappel, une autre histoire de gendarme à relire ici sur ce blog.

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jeudi 21 août 2014

Un gendarme perd un œil à Cerbère en 1905

La famille de l'agresseur est-elle responsable des dommages causés aux victimes ?

Que vaut l'œil d'un gendarme ? Ayant été blessé lors d'une violente interpellation à Cerbère, un gendarme se retourne contre la famille de l'agresseur et obtient satisfaction. Cela semble être une première en France, d'après ce que nous en dit Le Radical (Paris) du  21 mai 1907. Les faits se sont produits en décembre 1905, le verdict concernant la plainte du gendarme tombe presque un an et demi plus tard.

Vieux papiers des Pyrénées-Orientales
Gendarmes procédant à une arrestation (1er mai 1911)

L'œil d'un gendarme

Le tribunal civil de Perpignan vient de rendre un jugement appelé à avoir un certain retentissement, qui consacre le droit qu'ont les agents de la force publique blessés en service commandé de se porter partie civile contre les auteurs des sévices dont ils ont souffert, ou contre les héritiers de ces auteurs.
Un sieur Rous, de Cerbère, pris d'un accès de folie furieuse, se barricadait le 13 décembre 1905 dans sa maison. Une femme fut tuée par le forcené d'un coup de fusil ; une autre fut blessée. Enfin les gendarmes de la brigade de Thuir mirent le fou hors d'état de nuire, mais la chose ne se fit pas sans danger : un gendarme fut atteint à l'œil par un nouveau coup de feu tiré par Rous. Le gendarme dut être mis à la retraite comme impropre au service actif et le ministère de la guerre liquida à la somme de 850 francs pour perte de l'usage d'un œil en service commandé sa pension de retraite. Mais le gendarme retraité estima que la famille Rous était civilement responsable du préjudice que lui causait et la perte d'un œil et sa mise à la retraite anticipée. Il lui a donc demandé une indemnité. Sa demande soutenue par Me Verges a été favorablement accueillie par le tribunal, qui a condamné la famille Rous à 5,000 francs de dommages-intérêts envers le gendarme.

Source : Le Radical (Paris) du 21 mai 1907 [domaine public], via Gallica (cf. lien)
Photo : Gendarmes procédant à une arrestation aux Tuileries (Paris) lors des manifestations du 1er mai 1911. Auteur : Agence Rol [domaine public], via Gallica.



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