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lundi 11 août 2014

Pierre Dac en prison à Perpignan en 1942.

Vieux papiers des Pyrénées-Orientales
On connait Pierre Dac (1893-1975) pour ses sketches et l'invention du Schmilblick. On sait moins que durant la deuxième guerre mondiale, il tente plusieurs fois de rejoindre les Français de Londres en passant par l'Espagne. Il est arrêté deux fois et finira par y parvenir pour devenir animateur sur Radio Londres à partir de 1943.

En mars 1942, Pierre Dac en est à sa deuxième tentative infructueuse, étant arrêté à Barcelone et transféré en France.


On trouve quelques détails de cette affaire dans La Feuille d'avis de Neuchâtel (Suisse) du 9 mars 1942.

Le chansonnier Pierre Dac incarcéré à Perpignan

Perpignan, 7 (Havas-Ofi). -
Pierre Dac, le chansonnier montmartrois, directeur de l'hebdomadaire l'os à Moelle, qui avait franchi clandestinement la frontière espagnole il y a quelques mois, avait été arrêté à Barcelone. Les autorités espagnoles viennent de le refouler en France. Il y a été incarcéré à la prison de Perpignan.

On trouve une petite précision supplémentaire dans La Croix du même jour :

Il a été incarcéré vendredi à la prison de Perpignan.

Son transfert à la prison de Perpignan date donc du  6 mars 1942.

D'après un site qui lui est consacré, Pierre Dac aurait été remis aux autorités françaises au poste frontière de Céret (où ?), puis transféré à Perpignan où il écope d'un mois de prison et de 1200 francs d'amende (jugement extrêmement clément).

Sources : Bibliothèque nationale suisse (cf. lien La Feuille d'avis de Neuchâtel) et Gallica (cf. lien La Croix).


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jeudi 20 mars 2014

La prison du Castillet, 1892

Un monument historique d'où les prisonniers s'évadent

Vieux papiers des Pyrénées-Orientales
Le Castillet (date incertaine), avec les remparts sur le pont
Classé monument historique en 1889, le Castillet de Perpignan continuait pourtant à servir de prison. Cherchant à démolir l'ensemble des remparts qui emprisonnent la ville, la mairie souhaite depuis longtemps les racheter à l'Etat. En 1892, la population s'impatiente et on pense que les négociations vont aboutir, ainsi que le relate l'article qui suit daté de 1892. Mais il faut attendre 1904 pour que la vente se concrétise.


Article paru dans le Bulletin monumental de la Société française pour la conservation et la description des monuments historiques, 1892 (via Le Temps).

Le Castillet à Perpignan -- Le ministère de la guerre va, dit-on, désaffecter la grande prison militaire du Castillet de Perpignan.
Le Castillet, classé comme monument historique, est une grande forteresse en briques rouges, du style mauresque, construite au quinzième siècle par les rois de Majorque. Ce château-fort servait depuis très longtemps de prison militaire et de dépôt pour les soldats condamnés par les conseils de guerre et se rendant ou venant d'Algérie par Port-Vendres. Depuis quelques années, de nombreuses évasions s'étaient produites au Castillet, très mal aménagé intérieurement pour servir de prison. Il y a quelques mois, six prisonniers s'évadèrent ensemble, la même nuit, à la barbe des sentinelles.
Désormais les prisonniers militaires, envoyés en Algérie ou qui en reviendront par Port-Vendres, seront internés dans la citadelle de Collioure, située à très peu de distance de Port-Vendres. Le département des Pyrénées-Orientales et la ville de Perpignan seraient, parait-il, disposés à acquérir le Castillet pour installer les archives départementales et un musée régional.

(Le Temps, 28 octobre 1892).


Source : Gallica (cf. lien)
Photo : Eugène Trutat (1840-1910) via Rosalis
Note : cette photo est issue d'une plaque de verre, reproduite telle quelle, donc à l'envers.


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