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vendredi 27 juin 2014

Menace de guillotine à Ansignan en 1877

Gare à ceux qui voteront contre le candidat choisi par la police !

Vieux papiers des Pyrénées-Orientales

Les élections législatives de 1877 furent très agitées dans le département et les incidents nombreux, souvent le fait des autorités exerçant diverses pressions pour défendre les candidats conservateurs, ainsi qu'on l'a déjà vu pour Rivesaltes cette même année. La tension est palpable puisque l'on peut voir ci-dessous qu'on envoie l'armée à Pézilla-la-Rivière alors qu'il ne s'y passe rien, tandis que les forces de police d'Ansignan prennent ouvertement position pour les conservateurs.

Le Rappel du 21 octobre 1877
On signale à l'Indépendant des Pyrénées-Orientales les faits les plus graves de pression, d'intimidation et d'irrégularités dans les opérations électorales :
Hier, dit notre confrère, le bruit a couru à Perpignan que des troubles avaient éclaté à Pezilla-la-Rivière. En effet, une compagnie de chasseurs à pied en tenue de campagne et avec fourgons d'ambulances a été envoyée vers quatre heures du soir dans cette commune. Mais quand la force armée est arrivée avec le juge d'instruction, la commune se trouvait dans l'état le plus calme, malgré toutes les provocations dont les électeurs républicains avaient été l'objet. C'était une fausse alerte.

Le même journal publie la lettre suivante :
Un fait inqualifiable de pression et d'intimidation administrative a été commis en la commune d'Ansignan, canton de Saint-Paul. Le commissaire de police du canton, ceint de son écharpe en sautoir, a, dans un rassemblement sur la place publique de ladite commune, prononcé les paroles suivantes : «Si vous ne votez pas demain pour le candidat du maréchal, vous aurez après-demain la guillotine sur la place, et gare à ceux qui voteront contre! »
Nous devons à la vérité de dire que certains témoins n'ont pu s'empêcher de manifester leur dégoût et leur indignation. C'est le sous-comité républicain de Saint-Paul qui porte ces faits à la connaissance du comité central.

Note : Le sous-comité cité est celui de la commune de Saint-Paul-de-Fenouillet, située à proximité d'Ansignan.


Source : Gallica (DP)
Photo : Fabricio Cardenas, CC-BY-SA

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dimanche 12 janvier 2014

Ansignan, 18 juin 1815

Ansignan, 18 juin 1815

Changement de maire à Ansignan en 1815

Retranscription pour la mairie d'Ansignan (orthographe et accentuation fidèles au document).

Vieux papiers des Pyrénées-Orientales
Le sceau de la mairie
Département des Pÿrénées-Orientales
Arrondissement de Perpignan
Canton de Saint-Paul
Ansignan

Mairie d'Ansignan

L'an Mil huit cents quinze le dix huitième jour du mois de juin . Nous Grand Joseph fils Maire d'Ansignan delégué de M. le sous-préfet, à l'efet de procéder à l'installation des nouveaux maire et adjoint, avons en conséquence convoqué et assemblé le conseil municipal. La seance a été ouverte par la lecture de la lettre de M. le sous-prefet, et ensuite de l'arreté de M. le Prefet, portant que le Sr. Jean Raspaud est nommé Maire, et Jacques Prax, adjoint et apres les avoir revetus du costume nationnal, ils ont preté le serment, l'un apres l'autre, et en ces termes, 'Je jure obeissence aux constutions [sic] de l'Empire et fidelité à l'Empereur ; ils ont signé ou marqué avec nous - Grand fils, Raspaud, maire, signés, Prax adjoint, marqué d'une croix, ainsi à la minute ./.

Pour extrait conforme
Le délégué de M. le Sous-prefet
Grand fils

Vieux papiers des Pyrénées-Orientales
Signature de Joseph Grand fils
Commentaires
La population d'Ansignan est de 276 habitants  en 1806.
Joseph Grand fils est maire de 1813 à 1815 et fils de Joseph Grand, maire de 1792 à 1795 et de 1801 à 1813. Dans ce document, il passe la main à son successeur, Jean Raspaud, qui restera maire jusqu'en 1816.
On note que l'ancien et le nouveau maire savent signer leur nom, mais pas le nouvel adjoint.
Ce document n'est pas l'original principal, car manquent la signature de Raspaud et la croix de Prax.

Source : ADPO, 2M37
Photos : Fabricio Cardenas (cc-by-sa)


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